#414


Commentaires

  1. Bonjour Roger, mais pourquoi donc la double épine du pin d'Alep n'est pas tombée directement dans sa coupe à lui ?! 🙂
    Je passe quelques jours chez mes parents dans le sud, une région de vignobles.
    Tchin tchin ! 🙂

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  2. Le dieu des vendanges? En tout cas, le dessin est très beau!

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  3. Salut Roger , Bacchus et autres
    https://www.youtube.com/watch?v=fq62cSE2

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  4. Je ne suis pas un fainéant; je suis un travailleur qui se repose.
    je vais donc m'éclipser encore quelques temps et poser mes baskets au bord de l'eau
    douce ou salé, je ne sais pas encore mais j'y réfléchis. ;)
    - Mot d'ordre pour la diapo #414; "Tavernier à boire!"

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    1. Bonne trempette à tes pieds alors , sans baskets !

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    2. A propos de boire :-) , j'ai vu un film qui m'a bien amusée il y a quelques semaines : THALASSO avec Gérard Depardieu et Michel Houellebecq. Il y avait dans le film une diététicienne complètement flippante ! Tout était interdit dans l'enceinte et même à l’extérieur de l'établissement ! Ne pas fumer, ne pas boire, ne pas manger, ne pas être plus de deux dans une chambre etc !.... Et dire que certains paient une fortune pour faire une thalassothérapie !... ;-)
      https://www.youtube.com/watch?v=Roxq0FOamHU

      https://www.youtube.com/watch?v=9nOdDxwH-gI

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  5. - Ainsi, tu veux apprendre la médecine ?
    J’ai acquiescé.
    - Sais-tu que cette science n’accomplit pas de miracles ? Que, malgré toute ta dévotion, certains de tes patients mouront ? C’est une science qui ne pose que des questionnements, Ibn Rochd (Averroes). Es-tu déterminé à les affronter ?
    Sans me laisser le temps de répondre, il ajouta :
    - Pourquoi ces poussées de fièvre soudaines ? Pourquoi le coeur s’enflamme-t-il et s’éteint-il ? Quelles sont ces armes invisibles que détient le corps pour résister aux assauts les plus redoutables ? Mystère, mystère, l’être humain n’est que mystère.
    Je lui ai confié :
    - Un jour j’ai vu ma soeur agoniser. Le médecin l’avait condamnée et pourtant, sans raison apparente, elle a survécu et vaincu la maladie.
    - C’est là toute l’énigme qui nous hante. L’homme aurait-il en lui le pouvoir de surmonter le mal ?
    Il saisit le flacon de vin.
    - C’est du zabîbî de Séville, un excellent cru. En veux-tu ?
    J’eu un mouvement de recul.
    Abubacer éclata de rire.
    - Ah ! Je vois. Tu fais partie de ceux qui condamnent la consommation d’alcool.
    (à suivre)

    Extrait de AVERROES ou le secrétaire du diable - Gilbert Sinoué

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    1. Il enchaîna avec un haussement d’épaules :
      - Personnellement, j’apprécie ce breuvage et je ne suis pas le seul. Tous les poètes et tous les princes, et même certaines femmes et le petit peuple, en consomment ; d’autant qu’en obtenir n’est pas compliqué. On peut en acheter dans tous les souks.
      J’ai fait remarquer :
      - On pourrait en interdire la vente.
      - Tu n’es pas sérieux. Lorsque, après avoir ordonné la destruction de la halle aux vins, un calife envisagea d’arracher toutes les vignes, ses conseillers lui ont fait valoir que les gens s’enivreraient alors avec du moût de figues !
      Abubacer se tut, remplit sa coupe et enchaîna :
      - Sourate contre sourate. Permets-moi de te rappeler la description du Paradis qui a été promis aux pieux :
      « Il y aura là des ruisseaux d’une eau jamais malodorante, et des ruisseaux d’un lait au goût inaltérable, et des ruisseaux d’un vin délicieux à boire ». (Coran, XLVII,15.)
      Il but une rasade.
      (à suivre)

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    2. - Pour ma part, je ne me sens nullement disposé à attendre la mort pour assouvir mon plaisir. Tu ne t’es jamais rendu dans une khammara ?
      Je secouai la tête.
      - Libre à toi de tenter ou non l’expérience. J’appartiens aux croyants qui estiment que certains versets furent circonstanciels. Du temps du Prophète, boire du vin sous le soleil de La Mecque et livrer combat n’était évidemment pas compatible.
      Il sourit.
      - Moi je n’ai pas l’intention de prendre les armes. Et je bois à l’ombre.
      Je me suis gardé de commenter. J’étais au courant, bien sûr, des beuveries qui se déroulaient dans les majliss, les salons des émirs, et dans ceux des maisons des notables. Comme je savais aussi les promenades que faisaient les gens des deux sexes, à la nuit tombée, sur les bords de la Grande Rivière. On louait une barque, on trouvait un endroit discret ou accoster et là on se livrait aux jeux de l’amour et l’on buvait jusqu’à s’enivrer. C’est un choix. Je ne le condamne pas, mais ce n’est pas le mien.

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