#317


Commentaires

  1. Mdr !!! Excellent !!!

    "Celle-ci, bien que vérouillée, n'a pas résisté à un tel assaut. Je n'ose pas penser à l'horreur de ce qu'il a découvert. Il a vu ce que ses yeux n'auraient pu imaginer, pas plus que les miens. Même mon esprit n'en avait rien soupçonné."

    Femme interdite - Ali Al-Muqri

    (Biche)

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  2. Vous êtes désormais passé dans une autre dimension :

    Cherchez bien, y'a tout et c'est pas bien ! :)

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  3. "Sinon, je n'aurais pas ouvert à mon père sans avoir averti au préalable Loula. Il est vrai que je ne l'aurai pas approuvée si elle m'avait révélé qui était avec elle, mais il n'empêche, elle aurait dû me prévenir dans tous les cas. J'avais pensé qu'il s'agissait d'une de ses collègues de travail ou d'une connaissance du même genre..."

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  4. "C'a été pour mon père un sacré choc de découvrir, dans l'une des pièces de sa maison, ces deux corps nus, entrelacés dans une étreinte intime et embrasés par l'excitation ! Au premier coup d’œil, il n'a pas voulu croire que l'un des corps était celui de Loula. Ce n'est que lorsqu'il a découvert son visage - qu'elle n'était pas parvenue à cacher, pas plus qu'elle n'était parvenue à cacher sa nudité, trop bouleversée qu'elle était pour tirer sur elle le moindre tissu - que l'incontestable réalité s'est révélée à lui.

    Le choc qui avait figé mon père a facilité la sortie du jeune homme, qui a pu prendre la fuite en emportant avec lui ses vêtements roulés en boule et pressés contre sa taille."

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  5. "A ma stupéfaction, je l'ai vu prendre sous les bras, en plus de ses propres habits, une abaya* féminine. Je me suis alors rappelée que j'avais aperçu la silhouette d'une femme en abaya noire auprès de Loula quand je lui avais ouvert la porte. J'ai compris que le jeune homme s'était introduit chez nous déguisé en femme".
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    *Abaya : longue cape noire qui se porte par dessus les vêtements et tombe des épaules jusqu'aux pieds ; complété par un khimar (voile de tête ample qui couvre la chevelure et descend le long du corps) et une lathma (voilette plus ou moins opaque qui couvre le visage et en brouille les traits).
    L'abaya est la tenue traditionnelle des femmes yéménites.
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    Mon côté Sherlock Holmes m'a incité à rechercher une photo d'abaya sur le net et je suis "tombée" (des nues !) sur deux types de sites où l'on peut commander des abayas en ligne.
    Sur certains, on peut voir différents modèles, les têtes des femmes étant coupées sur les photos, ou le visage flouté, ou bien un vide intersidéral à la place du visage, ou encore un visage en plastique.
    Sur d'autres sites, on peut voir de véritables femmes maquillées en talons aiguilles qui portent une abaya.
    Business is business.

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  6. Au secours!
    Un E.T. ? Gentil? Méchant?

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  7. juliette pouet pouet6 mars 2017 à 19:25

    il a de grandes dents Mo ...
    un peu louche le zigoto , mais il a un air rigolo le p'tit vampire !

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  8. "Mon père paraissait dévasté, incapable de frapper Loula ni de prendre la moindre sanction à son encontre. Après que je lui ai tendu un verre d'eau pour qu'il boive, il a retrouvé sa voix : "Est-ce possible qu'une telle catastrophe survienne dans ma maison, dans une maison que j'ai passé ma vie à fortifier de religion et de valeurs morales ? Se peut-il que ma fille, celle en qui j'avais toute confiance, accomplisse pareil forfait ? Et toi donc, qui a étudié la religion et qui es partie jusqu'au bout de la terre pour faire le djihad à la gloire de Dieu, tu acceptes cela ?"

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  9. "-Non, père, je n'accepte rien du tout... Je te jure par le Très-Haut, le Tout-Puissant, que je ne savais pas. Elle m'avait dit qu'elle avait une amie avec elle, et je les ai laissées entrer seules. J'ignorais que cette "amie" était en fait un jeune homme dissimulé sous une abaya de femme. J'en jure par mon amour pour toi et par le respect que nous te portons.
    -En plus de tout ça, elle l'a fait entrer déguisé en femme... ça veut dire que c'était une habitude. Et toi tu jures sur ma vie et sur le respect que vous me portez ! Quelle vie, quel respect ?... Je n'aurai jamais cru que ma dignité aurait un jour si peu de prix à vos yeux !"
    Loula avait remis ses vêtements ; elle s'est approchée pour consoler mon père, qui était effondré dans le séjour.
    "Ecoute, père, tu n'étais pas fait pour tout ça. Tu as été confronté au tourment de la vie mais tu n'as pas su comment y remédier."
    Notre père s'est irrité de la voir s'approcher si près de lui, le seul son de sa voix l'insupportait.
    "Tu as encore l'audace de dire cela ! Quel tourment ? Et de quel remède est-ce que tu parles, sale traînée ? Ma fille est une pute ! Quelle catastrophe...
    -Je n'ai rien fait de ma vie qui n'ait été pour vous.
    -Et c'est quoi, ce que tu as fait ? Hein, c'est quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?"

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  10. "Après avoir ainsi éclaté, mon père a paru incapable d'ajouter un mot de plus.
    "C'est la vérité, père, a poursuivi Loula. Ne te fâche pas contre moi. Pourquoi est-ce seulement maintenant que tu viens me demander des comptes pour ce que j'ai fait ? Pourquoi tu ne m'as pas demandé des comptes et traitée de prostituée lorsque ma prostitution rapportait de l'argent ? Tu faisais mine de ne rien remarquer parce que c'est moi qui vous entretenais. Maintenant qu'il n'y a plus d'argent en jeu, tu as subitement une prise de conscience !"
    En me voyant lui faire signe de se taire, elle s'est énervée encore plus.
    "Dégage de là, petite abrutie ! Toi tu ne peux pas comprendre..." a-t-elle crié.
    Tout en observant notre père qui souffrait le martyre en silence, et dont il n'émanait plus que des gémissements, j'ai tendu la main vers la bouche de Loula pour la museler, mais je n'y suis pas arrivée.
    "Tais-toi donc ! Qu'est-ce qui t'arrive, t'es devenue folle ?" lui ai-je hurlé.
    Elle a réussi à écarter ma main de sa bouche, mais s'est toutefois attendrie au spectacle de notre père qui geignait.
    "Je t'aime, père, jamais je n'ai voulu blesser tes sentiments. Mais qu'est-ce que je pouvais faire ? Je voulais seulement m'accorder un dernier plaisir, c'est juste que tu es rentré trop tôt de ton travail."

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  11. "Mon père n'avait pas pipé mot, ni même laissé échapper un râle tandis qu'elle prononçait ces dernières paroles. Était-il dans un état de douleur tel qu'il n'était plus capable d'articuler, fût-ce un mot ? Ou bien avait-il décidé de l'ignorer ? C'est Loula elle-même qui, après l'avoir examiné m"a confirmé qu'il ne l'avait pas entendue, pour la bonne raison qu'il était mort."

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  12. "A Abd-el-Raqib (le frère) qui demandait de quoi était mort notre père, nous avons seulement dit :
    "C'est le destin. Telle était la volonté du Seigneur."
    Loula et moi n'avions pas révélé à ma mère les détails de ce qui était arrivé, de peur qu'elle n'en soit elle aussi mortellement affligée."

    (je me demande si "on" ne me demande pas de raconter les préceptes du mariage au Yemen à la suite de la photo 318 : L'homme moderne le retour !... Si je me décide, il va falloir que j'autocensure la moitié du texte ! :) Je réfléchis.... Pas certaine de me lancer là dedans, je préfère m'occuper de la dépression de Loula ! C'est plus confortable ! Bonne soirée Roger ! )

    (Ce livre est un OVNI ! )

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  13. Déchronologie, le retour...
    ****** = j'ai censuré !

    "Ma soeur a cessé d'aller à son travail, et même de sortir de la maison pour se rendre où que ce soit. Elle était visiblement au plus mal, et personne d'autre que moi ne savait pourquoi. Malgré tout, je n'étais pas certaine de connaître la cause véritable de son mal-être, et les questions se pressaient dans mon esprit sans que je parvienne à trancher.
    Loula se culpabilisait-elle d'avoir contribué à tuer son père ? Ou bien vivait-elle dans une douloureuse déception parce que nous n'avions pas suffisamment valorisé les efforts qu'elle avait dispensés au prix de sa personne, ou plus exactement - pour reprendre l'expression qu'elle avait utilisée - "à la sueur de sa ******", afin que nous ne connaissions pas la faim et ne soyons privés de rien."

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  14. "Après avoir longuement écouté ses divagations, j'ai su avec certitude que la culpabilisation comme la déception lui étaient tout à fait étrangères. L'image qu'elle conservait de notre père était celle de l'homme qu'il avait été avant l'épisode de sa mort, comme si ce qui était arrivé n'était pas arrivé, ou bien s'était produit dans le néant. D'un ton qu'on ne pouvait qualifier ni de désolé ni d'amer - pas plus qu'on ne pouvait le considérer comme sarcastique -, elle a répété que notre père avait été confronté au tourment mais n'avait pas su comment y remédier."

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  15. "C'est vrai qu'il ne s'est pas résigné face à ce tourment, mais à l'inverse, il n'a rien fait pour l'affronter ou le résoudre. Attendre que d'autres trouvent la solution à sa place ou en son nom, voilà tout ce dont il était capable. Cette attente lui donnait un avantage, celui de faire de lui un insoumis. Mais le fait qu'il ne se soit même pas donné la peine de s'interroger sur la façon dont on était parvenu à la solution a aussi fait de lui un non-combattant et un non résistant. De sorte que dans un cas comme dans l'autre il n'était plus rien."

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