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Photo trouvée, image perdue

Commentaires

  1. Je me rappelle de cette chienne,
    c’est elle qui habite mes rêves à semer ma semence
    pendant ton absence.
    Tes images ne sont pas dans ma mémoire,
    tu as jeté mon coeur dans les ordures comme un ver
    regardant les étoiles.
    Mon agonie douce rampe d’un autre pousse en un dieu;
    Nous avons confiance mais toi non.
    Toujours frustré ne t’inquiètes pas…
    Parfois une boisson porte une jupe
    Il n’y a pas de place pour les erreurs punis par la loi;
    Ignoble salopard, le troll qui débarque toujours sur ses pieds toujours frustré
    C’est la fin de ce que j’adore je me déteste
    et je t’adore c’est la fin de ce que j’adore
    c’est la fin de ce que j’adore c’est la mort
    de tout ce que j’adore.

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  2. Bonsoir Explorateur,
    Oui, la découverte par hasard de cette photo est assez étrange. La 1 ère chose que j'ai remarquée, c'est la croix rouge au dessus. Un bon radiologue dirait : "Il faut toujours commencer par regarder autour !" :) Effectivement, on devine des tombes derrière cette femme ; ça me rappelle le cimetière de Varengeville sur Mer avec son église. Ces cimetières paroissiaux n'ont pas toujours existé, il y a eu toute une évolution historique au fil des siècles.
    Je pense aussi aux soeurs Brontë qui ont passé leur enfance dans un presbytère avec vue sur un cimetière (ce qui les a beaucoup inspirées parait-il !).
    Patricia Darré dans un de ses livres ("L'invisible et la science") raconte qu'elle a travaillé avec un ethnologue qui lui présentait des os humains. C'est d'ailleurs une expérience qui m'avait beaucoup intéressée. Patricia Darré est une médium qui lorsqu'elle a entendu des voix a pensé qu'elle était devenue schizophrène... Elle s'est précipitée chez un psychiatre et s'est mise à raconter la vie du psy et des détails qu'il ne connaissait pas lui-même au sujet de sa famille ! Son diagnostic a été : "Madame, vous n'êtes pas schizophrène mais médium !". Le choc !!!!! D'ailleurs elle le raconte souvent en interview.
    Bon, il faut que je retrouve le passage sur les os humains et je reviens avec plus de détails ! (mais pas tout de suite !) :)

    Biche

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  3. @Biche,
    Bonjour,
    je me suis permis de re-travaillé et surtout de supprimer la diapositive que j'avais scanné pour la refaire avec un appareil photo classique en zoomant un peu, le résultat est beaucoup mieux...
    Tellement mieux que ce n'étaient pas des sabots qu'elle avait aux pieds, mais une paire de chaussures rien de plus classique!

    Par pitié, il me faut une vraie paire de lunettes avec des hublots, avis a tous les bloggeurs(euses), si vous ne savez pas quoi faire de vos culs de bouteilles, fabriquez-moi des lunettes avec.

    Merci pour votre intérêt et pour les suggestions sur le lieu de cette prise de vue, ce serait bien de découvrir d'où vient cette diapo.
    A suivre...

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  4. Je suis revenue a dit : la 1ère version de la diapo avait son charme !
    Ca ressemble toujours à un cimetière paroissial mais l'on ne peut pas en être certain. Cette diapo a-t-elle quelque chose à nous dire ? :)
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    P. Darré dit que l'os est un excellent support et que lorsque l'os a plusieurs siècles il renvoie à des valeurs et mentalités qui paraissent impossibles à adopter aujourd'hui. Il y a un décalage complet avec notre sens des valeurs.
    Actuellement sur terre certains sont déjà en décalage complets, alors imaginons les coutumes d'autres époques ! Pas la même morale ni les mêmes culpabilités probablement.

    C'est avec un archéologue que P. Darré s'est livrée à quelques expériences en saisissant des os humains qu'il lui a présenté.
    Le 1er cas, elle l'appelle Le vagabond : elle dit que ses jambes étaient son moteur pour survivre, orphelin tout petit, a travaillé chez des gens, a été battu, il n'a pas la vision de son époque, il est dans la survie et ne voit qu son morceau de pain et l'eau qu'il va boire.Il est content quand on lui donne un bout de pain, un sou. Pieds nus, haillons, capuchon sur la tête, fait l’aumône, trouve un endroit pour dormir. Il meurt d'une épidémie (peste peut-être), est refoulé par les religieux chez qui il veut se réfugier. Il meurt dans un fossé dans d'atroces douleurs. Ramassé et mis sous terre ensuite.
    P. Darré a plus de difficultés à deviner les dates (elle pense au XIV ème siècle mais ce serait plus tardif) et l'archéologue explique qu'il peut vérifier la cause de la mort par des analyses si épidémie par ex. Il lui explique qu'il pensait effectivement à une épidémie car l'os provient d'une fosse avec un grand nombre de cadavres. Pour le reste il ne peut pas savoir si c'est juste ou pas.

    Je reviens demain pour la suite ! :)




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  5. 2ème cas : Le maréchal-ferrant et le copiste

    P. Darré a dans les mains un fragment de cheville : elle ressent qu'il s'agit d'un homme mort entre 20 et 30 ans d'un genre de méningite. Elle ressent les migraines etc... (Pas de tout repos d'être médium !) Ce serait un artisan qui travaille avec son père dans un genre de forge. Ils ne sont pas dans le besoin, mais ne semblent pas riches.
    L'archéologue lui répond que ça ne correspond pas à ses hypothèses et lui tend un autre os : P. Darré dit que là c'est un homme cultivé, exerçant une activité calme. Il serait dans la calligraphie ; c'est un moine copiste qui travaille dans une abbaye. Il n'est pas apprécié dans cette communauté (jalousies, rivalités). Il est vaniteux ; homosexuel ; sérieux ; méticuleux. Bien que religieux, n'aurait pas une foi profonde. Décédé des suites d'une maladie.
    L'archéologue explique qu'il a choisi cet os car il est inhumé juste à côté de l'homme identifié comme maréchal-ferrant. Deux tombes proches datées entre le XII et XIVème siècle au centre d'une chapelle liée à une église de cette abbaye.
    P. Darré dit qu'ils sont frères, que la famille a de l'argent et qu'avec leur forge ils sont influents. Ce sont des donateurs de cette communauté religieuse. C'est le père qui a fait rentrer son fils dans l'abbaye (on dirait du "piston" maintenant !) d'où la vanité du copiste qui estime qu'il a ses droits !...
    L'archéologue explique que n'importe qui ne peut pas se faire inhumer dans une chapelle ; c'est un droit accordé à des figures religieuses importantes de la communauté, à des saints. Mais on peut accorder ce droit comme une récompense à des personnes qui ont donné de l'argent de leur vivant à la communauté religieuse.. Il ajoute que dans une abbaye par ex, il y a parfois un cimetière ou des espaces funéraires réservés aux laïcs, et d'autres réservés aux religieux.

    Je reviens ! :)

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  6. La couleur bleutée de cette image donne une ambiance un peu mystérieuse, fantastique, même.
    Qu'importe, à la limite, ce que représente réellement la photo?
    Bonne soirée, Roger.

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  7. 3ème et dernier cas avec un morceau de crâne : P. Darré voit une ferme fortifiée avec une cour centrale et des abreuvoirs ; elle appartient à un homme riche. Il a des biens, c'est un bourgeois, il porte une perruque, sait lire et écrire et habite en ville.
    L'archéologue confirme qu'il a été trouvé en ville.
    P Darré pense au XVI ou XVII ème siècle. L'archéologue dit que c'est probable et peut-être même pendant le XVIIIème siècle car le port de la perruque est une mode qui apparaît sous Louis XIII.
    P. Daré pense qu'il est mort d'un genre de peste à un certain âge. Il est marié et a 3 fils. Famille importante et connue localement. Il a la foi sans plus mais est bien vu par les ecclésiastiques car il leur donne de l'argent. C'est un homme influent. A son enterrement il a une belle tombe.
    L'archéologue demande où se trouve sa tombe ? Dans un cimetière ? Une église ?
    P Darré le visualise dans un bâtiment séparé car la communauté religieuse qui devait s'occuper de son corps est désemparée car elle veut lui rendre hommage. Mais comme il meurt contagieux, ils ne veulent pas prendre de risques et l'enterrent dans une chapelle à part.
    L'archéologue dit qu'il n'a pas trouvé la tombe mais uniquement son crâne qui n'était ni dans une église ni dans une chapelle. Il se demande pourquoi.
    P. Darré remarque qu'à cette période la révolution va arriver et demande : " On prend sa tête et on la jette dans une fosse avec d'autres ?" Ensuite elle dit qu'au moment de la révolution ils ont été plusieurs à casser son tombeau, ils lui ont coupé la tête et l'ont jetée avec d'autres têtes d'aristocrates dans une fosse. C'est un acte de haine, de vengeance.
    L'archéologue explique qu'il avait pensé initialement à des crânes trophées acquis durant les guerres de Religion. Qu'à cette période les exactions ont été effroyables des deux côtés (catholiques et protestants). Mais qu'il n'avait pas pensé à la Révolution française, où des tombes ont également été pillées et détruites, et où le vol du crâne peut apparaître comme un acte fort -on coupe des têtes ! D'après lui c'est une hypothèse intéressante qui mérite qu'on aille voir dans les archives de Nantes si des exactions sur certaines tombes ont été consignées. Même si la Révolution française est une période de troubles, il n'est pas impossible que des religieux aient noté : "On nous a pillé tel tombeau".
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    L'archéologue a préféré garder l'anonymat vis à vis de ses collègues (ça fait désordre de travailler avec une médium !)
    D'après lui, si l'on devait admettre la médiumnité comme source exploitable, il faudrait d'abord tester le médium pour évincer les charlatans ; par ex en utilisant des échantillons dont on connait fort bien la provenance.
    (Aux USA, la police a parfois recours aux médiums pour orienter sur des enquêtes explique-t-il)

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  8. Marc Bernard (Au-delà de l'absence) - A propos du deuil

    Durant les heures abominables un cloisonnement se fait en nous ; une part est submergée, l'autre reste étanche. C'est dans celle-ci que Tu nous attends. Tu laisses le cœur aller à la dérive, mais Tu gardes ce qui est à toi. La révolte, le blasphème, la haine sont proches, et pourtant l'âme est sage ; elle sait que son tour viendra, qu'il ne peut pas ne pas venir.
    Et il vient en effet le moment où nous découvrons que rien n'est aussi désespéré que nous l'aurions cru. Ce n'est pas l'oubli qui nous secourt, mais l'intensité d'une présence, insidieuse d'abord, trouvée-perdue ! Et puis il n'y a qu'elle.
    C'est alors seulement que nous comprenons que Tu ne t'es jamais éloigné, que c'est nous qui T'avons obscurci ; que nos premières larmes, trop amères, trop brûlantes, avaient fait écran, sinon pourquoi ririons-nous dans le logement désert, pourquoi parlerions-nous cent fois le jour à ce qui n'est qu'ossements ?

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  9. Il serait à peine exagéré de dire que j'aimais Else sans le savoir et que c'est maintenant que je la saisis dans sa totalité, corps et âme. C'est une plante qui continue à fleurir après qu'on l'a arrachée.
    La réalité m'avait toujours paru illusoire, elle l'est bien davantage ; des deux univers le moins réel est pour moi le plus vrai, puisque c'est celui d'Else. Ne tournez pas la tête, il serait trop tard. Je vis parmi les morts, ceux d'hier et ceux de demain qu'un fil sépare, un souffle, un battement.
    Take it easy, me disait-elle quand j'étais exaspéré ou abattu. A présent elle me dit : Prends la réalité légèrement. Tu sais bien que ce n'est pas la vraie. Pense à moi, à nous tous. Connais la juste mesure des choses.
    Elle a noué entre la mort et la vie un lien si serré que rien ne les distingue.

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  10. Il est vrai, nous ne baignons jamais dans la même eau du fleuve et ce qui change n'est pas ; le devenir abolit l'être. Pourtant, cela a été, un bref instant, un maillon de la réalité. Ainsi tout est à la fois inutile et nécessaire. On peut imaginer d'autres modalités, mais ce que nous découvrons est ainsi et rien ne nous permet de penser qu'il aurait pu en être autrement.

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  11. Nos connaissances sont si circonstancielles que nous n'en pouvons déduire aucune loi véritable ; nous ne pouvons que dire : c'est ainsi, à tel moment, en tel lieu. Nietzsche a raison d'affirmer que voyant une pierre tomber nous n'en pouvons rien conclure sinon qu'elle tombe. Nous savons maintenant qu'elle peut s'élever.
    Héraclite soutient que nous sommes à la fois jeunes et vieux, vivants et morts. Nous pouvons en effet concevoir un regard hors du temps qui verrait simultanément les images divisées par une réalité successive. C'est la pensée que saint Augustin a reprise quand il prête à Dieu ce regard *.

    * "Pour nous, physiciens croyants, la séparation entre passé, présent et avenir a la valeur d'une illusion, si tenace soit-elle."
    Albert Einstein.

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  12. La seule femme avec laquelle j'aurai pu continuer de vieillir, c'était Else ; nos richesses communes, le grand âge n'aurait pu les appauvrir. C'est maintenant que je comprends ce qu'une telle source avait d’intarissable, elle était pareille à celle qui donne son eau dans toute la région de Cala. Son niveau demeure constant, sans le moindre bouillonnement, mais son abondance se répand sans faiblir. Ainsi d'un amour sur lequel le temps n'a pas de prise ; ce qui devait l'amoindrir l'avive encore ; ses racines s'étendent jusqu'à ne plus rien laisser qu'elles n'étreignent. Lui seul demeure, sans le corps d'où il est né.

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  13. Un café Explorateur ?
    Je reviens de quelques jours de vacances chez mes parents et nous en avons profité pour faire quelques visites familiales très chaleureuses ; je ramène un CD où je me découvre en train d'apprendre à marcher ! Mon oncle a fait mettre ce vieux film sur CD par un professionnel. Il a lui même utilisé un scanner à diapositives pour numériser des diapos et il m'expliquait qu'avec cet appareil il pouvait régler la luminosité. Mon oncle est très moderne ! :) Il a aussi fait un arbre généalogique où il a pu remonter l'histoire familiale jusqu'en 1605 ! Trop fort ! Avant, pas d'existence de registre d'état civil parait-il. Bonne journée

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  14. J'ai découvert la chapelle anglaise de Chamonix que je n'avais jamais remarquée auparavant. C'est un genre de sonnerie qui a attiré mon attention (non pas des cloches qui sonnent). Je suis entrée dans l'enceinte par l'arrière où se situe un petit cimetière abandonné. L'herbe était haute et envahissait les tombes. Certains n'avaient pas trouvé mieux que de laisser les restes de leur pique-nique par terre dans un irrespect total. Barquettes en plastique etc... Une cérémonie venait de s'y dérouler, des personnes sortaient de cette chapelle qui se situe devant la gare et qui est complètement intégrée dans l'architecture urbaine puisqu'on ne la voit pas vraiment en sortant de la gare.
    http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/media/00/00/3741297482.jpg
    Bizarrement, ensuite, en poursuivant mon chemin, j'ai vu de grosses lettres colorées sur un mur : SONER (qui est un artiste de street-art !)
    Comme la vie est surprenante ! :)
    Bonne journée Roger

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