#236


Force de caractère en acier trempé.

Commentaires

  1. Un chaman protecteur ou l'antithèse d'un chamallow !
    Biche

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  2. Un air de Sin City
    biz d'Amaya

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  3. http://www.gstatic.com/tv/thumb/movieposters/35634/p35634_p_v7_aa.jpg

    ça cause des blancs d'abord , puis des rouges et des noirs et enfin de l'acier trempé

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  4. Force des armes ouais 😁

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  5. Ohhhhhhhhh ! je t'ai collé un smiley, tiens en voilà d'autres Roger pour m'amuser !
    😁 😂 😃 😄 😅 😆 😇 😈 👿 😉 😊 ☺️ 😋 😌 😍 😎 😏 😐 😑 😒 😓 😔 😕 😖 😗 😘 😙 😚 😛 😜 😝 😞 😟 😠 😡 😢 😣 😤 😥 😦 😧 😨 😩 😪 😫 😬 😭 😮 😯 😰 😱 😲 😳 😴 😵 😶 😷

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  6. merci madame, ça me fera passer le temps.

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  7. excuse moi , j'ai cru au tout début qu'ils s'affichaient ...

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  8. L'enveloppe contenait des extraits d'un livre traitant le sujet des sorciers de Madagascar et des chamans du lac Baïkal...
    (De sang mêlé, chronique du métissage en Indochine - Dominique Rolland)

    Extrait :
    De sang mêlé, chronique du métissage en Indochine - Dominique Rolland

    Si je crois qu’il y a des liens, des connections secrètes, invisibles, souterraines ? Non, je n’y crois pas vraiment. Un peu parfois. Ou plutôt, je ne suis pas sûre d’y croire au sens strict du terme, j’y crois métaphoriquement. Ca me plaît d’y croire, si vous préférez. Lorsque ça m’est utile pour comprendre certaines choses. Quand j’étais à Madagascar, je vivais dans un village dont la spécialité, c’était la sorcellerie. Les activités magico-religieuses, pour être plus précise. Rien que de très quotidien, au fond. Banal. Pour qui passait, on ne remarquait rien. Des paysans qui revenaient des rizières, de jeunes bouviers avec leurs zébus.
    Rien de palpitant. Pas très spectaculaire. Mais ces gens étaient de bons spécialistes des connections, celles qui relient les hommes, les plantes, les constellations, les bêtes, les cours d’eau, les vents. Ils savaient tout cela. Que tout ce qui est vivant est en relation. C’est ce qu’ils pensaient. Ils disaient des choses simples, c’étaient des hommes bons. Des sorciers. Ils étaient dans l’intelligence du monde.

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  9. Et puis dans la ville voisine, il y avait des Blancs, le directeur de la banque, les directeurs de compagnies d’import-export, le responsable de la voirie, des entrepreneurs de travaux public, et puis aussi des planteurs de café du pays d’amont qui venaient pour livrer leur production. Ainsi, j’ai connu quelque chose qui ressemblait encore beaucoup à la colonisation. Quand j’étais en ville, ces gens me posaient toujours des questions bizarres : est-ce qu’ils en savent tant que ça, est-ce que ça marche, leur sorcellerie ? Ca les intriguait beaucoup, ça les inquiétait aussi.
    - Des histoires de sorcellerie, il y en a toujours eu. Dans toutes les colonies, les Blancs avaient peur de la sorcellerie, et plus encore dans les plantations esclavagistes.
    - C’était bien le problème des gens de là-bas, la sorcellerie, leur limite.
    - Peut-être que la sorcellerie, et la peur qu’ils en avaient, étaient l’expression de leur culpabilité ? De quoi peut-on avoir peur quand on a tout pouvoir, quand on a brisé les corps et les âmes, semé le doute ? De ce qu’on ne brise pas, qu’on ne peut jamais briser.
    - Comme sur cette photo du Musée des Crimes de Guerre dont je vous ai parlé. La chemise vide, le corps détruit, le visage intact, la pensée intacte.
    - C’est l’histoire de Semprun dans les camps de concentration : que peut-on contre quelqu’un qui porte en lui Le cimetière marin de Paul Valéry ? Est-ce qu’on peut le tuer ? L’exterminer ? Non, on ne peut rien contre Le cimetière marin ni contre tant d’autres choses, pensées, déclamées, écrites.
    - Vous croyez que la peur des esclavagistes, la peur des colons, c’était la peur de la culture ?
    - En tout cas, ils n’appelaient sûrement pas cela de la culture. En fait, ce qu’ils appelaient sorcellerie, magie, superstition, c’était la limite de leur compréhension. Au-delà ils tombaient dans un trou noir. Pourtant ce n’était rien d’autre qu’une attention particulière au monde.
    - Une façon d’expliquer les événements et leur enchaînement.
    - Un peu comme vous le faites dans votre métier de psychanalyste. C’est la même chose.

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  10. Si je vous dis que je suis la réincarnation de quelqu’un qui est mort de mort violente, vous ne me croirez pas et pourtant. Réincarnation est un mot qui vous fait peur, il est obscurantiste. Irrationnel. Mais si je vous dis par exemple, que j’ai occupé la place d’un mort, comblé le vide terrible qu’il faisait, vous comprendrez ? Oui, vous comprendrez, évidemment. Formulé ainsi, vous comprendrez, c’est tellement courant, tellement banal. A lire dans le chapitre sur le travail de deuil, n’est-ce pas ?
    - Oui, on fait ça tout le temps, on fait ça souvent, combler des vides, occuper les places.
    - Ce n’est que cela, la réincarnation, une manière de combler le vide creusé par la mort. Et pas une personne qui revit en une autre personne ou se transforme en plante ou en animal, non.
    Toute mort est un manque. Toute personne morte manque à une personne vivante. Alors voilà, il faut bien réparer, rapiécer cette toile du monde déchirée.
    Appelez cela comme voudrez.

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  11. Tiens, je lui dis, à propos des connexions, j’ai envie de vous raconter une histoire qui m’a beaucoup plu et que j’aime parcequ’elle est peut-être vraie. Je la tiens de mon directeur de thèse, un éminent professeur, métis lui aussi, alors quand il cause, il sait de quoi il cause, surtout pour ce qui est des histoires de connexions et de vides à combler.
    Les chamans du lac Baïkal pensent que les âmes des communards vivent chez eux, au fond de leur lac. Eux seuls, puisqu’ils sont chamans, communiquent avec ces esprits. Ils ont le pouvoir de les appeler, de les faire remonter à la surface, mais seulement pour défendre de nobles causes, et dans des circonstances exceptionnelles, quand c’est vraiment nécessaire, quand l’humanité est en danger. La dernière fois, c’était pour Léningrad. Les chamans sont entrés en transe, des jours durant au bord du lac, pour demander aux communards de remonter du fond des eaux, d’aller soutenir Léningrad.
    Et à Léningrad, vous voyez, on chantait l’Internationale, des couplets écrits par Eugène Pottier, le communard. Donc, d’une certaine façon, ils étaient là, bien sûr, les insurgés de Paris, solidaires, à donner du courage, à donner des chansons. A Léningrad, on pensait aux communards, à ceux qui chantaient sous les barricades du Paris insurgé de 70. On essayait de faire comme eux : tenir le siège, tenir la ville.
    Et d’une façon ou d’une autre, ça a marché pour de bon. A cause des âmes des communards ou à cause du souffle d’une chanson.

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  12. Alors voilà, c’est comme ça, les âmes des communards, des fusillés du mur des fédérés, au fond du lac Baïkal, vivent leur vie éternelle d’âmes errantes, et personne ne s’en doute, à part quelques chamans très vieux, et qui disparaîtront un jour prochain.
    - Qu’est-ce qui vous plaît tant dans cette histoire ?
    - La puissance du symbole. Si les chamans du lac Baïkal peuvent réveiller les âmes des communards, n’importe quoi peut arriver, non ? Et notez que je ne perds pas le fil, ce n’est pas sans rapport avec ma propre histoire, contrairement aux apparences, puisque l’âme de l’architecte Régnier, mon arrière-arrière-grand-père, s’il était vraiment communard, doit se trouver avec les autres au fond du lac Baïkal. Sans compter qu’à Saigon, aujourd’hui Ho Chi Minh Ville, la place entre la grande poste et la cathédrale a été rebaptisée Place de la Commune de Paris.
    Vous voyez bien que tout se tient.

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  13. Maintenant que j'y repense... Mon amie qui m'a remis l'enveloppe contenant ce texte sortait de chez le dentiste et m'a plutôt dit :
    "Chien ch'est chour choi" en riant ! Celui-ci venait de lui faire une anesthésie locale et la moitié de son visage était encore paralysé ! :) C'est aussi mon dentiste et elle y allait en m'ayant demandé quelques jours avant ce que j'en pensais (du bien). Un dentiste néo-expérimental sans doute ! La décoration de sa salle d'attente est complètement axée sur l'aviation : un fauteuil d'avion de récupération (je n'ai jamais trouvé de bouton pour le massage du dos hélas !), une hélice en bois sur un mur, une carte d'aviateur et des vues aériennes sur les murs.

    http://www.citizenkid.com/application/views/images/media/57/450x350/carte-d-aviateur-Le-Petit-Prince-281317.jpg

    http://r1.llb.be/image/61/54958b6e357028b5e985a761.jpg

    http://desidees.net/wp-content/uploads/2015/02/10460338_810662945638367_4823929307452149204_n.jpg

    Et oui !... :)

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  14. Homme médecine
    http://68.media.tumblr.com/127c1a6358917b15fed767eccef0ea27/tumblr_oposctFzas1tqne71o1_1280.jpg
    (graffitivre)

    "Le toubib demeura impassible un instant, puis répondit d'une voix monocorde sans même lever les yeux.
    - Un rhume non traité dure une semaine, un rhume traité, sept jours"

    (Le philosophe qui n'était pas sage - Laurent Gounelle)


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  15. J'ai découvert cet été une série documentaire sur la 5 : "Des trains pas comme les autres". Il s'agit de suivre un journaliste qui emprunte des lignes ferroviaires insolites en compagnie de la population locale rencontrée par hasard dans ces trains. Bien loin de notre Europe et ses normes !... Et ses peurs aussi !
    En Sibérie et en Afrique du Sud (c'est Die Atwoord qui m'y fait penser, ce groupe sud africain), un train médical va à la rencontre des populations isolées et souvent sans couverture sociale : on découvre une série de wagons ayant chacun leur spécialité ; wagon ophtalmo, dentiste, généraliste, cardiologie etc... peut-être bientôt dans nos campagnes ?! :)
    En Thaïlande, on vit à côté des rails, on brûle de faux billets de banque pour les ancêtres !
    En Birmanie, on vit le long des rails sans penser au danger. En Sibérie on mange du saucisson sur les tombes et on sert des verres de vodka aux défunts ! Rien de plus naturel ! Et en Afrique du sud, formation de chaman-guérisseurs sans que ça n'étonne personne ! J'aime beaucoup cette série ! :)
    Bonne soirée Roger !

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  16. Cette semaine un rêve... J'étais en haut d'une tour ou d'un immeuble dans une station de ski des Alpes du sud (ce n'était pas l'hiver). En regardant en bas j'ai vu passer des lions blancs, tranquillement. Deux adultes et deux ou trois lionceaux il me semble. Et je me suis écriée : "Il faut prévenir les gens, ils vont se faire dévorer !"
    Alors une voix derrière moi m'a dit : "Non, ce n'est pas la peine, ils sont nourris et ne sont pas dangereux".
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    C'est ainsi que j'ai appris que des lions blancs existaient vraiment ; et qu'il y en avait dans des réserves naturelles d'Afrique du sud...
    Pas de panique ! ;)

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